Première grande rétrospective César au Centre Pompidou

Le Centre Pompidou rend hommage à Baldaccini César, dit César, dans La Rétrospective, qui réunit une centaine d’œuvres venues du monde entier, vingt ans après sa disparition.

« Classique, il tentait de l’être en s’approchant des maîtres du passé. Moderne, il l’était en cherchant constamment à innover, voire à militer pour un art en prise directe avec son époque, à la recherche de formes artistiques nouvelles » écrit, dans le catalogue, Bernard Blistène, directeur du Musée national d’art moderne et commissaire de l’exposition.

César a mené trois révolutions. D’abord, ses « compressions » : de la mise à la casse des carcasses de bagnoles détruites, il fait un art. Et on peut citer l’oeuvre la plus connue : les statuettes compressées sont remises chaque année aux stars des Césars, récompenses du cinéma.

Deuxième révolution : les « agrandissements » de pouce, l’empreinte du sien, dans toutes les tailles — de 42 cm à 12 m — et de tous matériaux — résine, nickel, plâtre, bronze —, et le moulage d’un sein, celui d’une danseuse du Crazy Horse. Immense, posé à côté du pouce, il dégage un côté sensuel, infantile, un peu psy. Troisième innovation : les « expansions », à base d’un nouveau matériau industriel, la mousse de polyuréthane.

César, la grande rétrospective au Centre Pompidou
Lieu : Centre Pompidou
Du 12 décembre 2017 au 23 mars 2018
Horaires : 11h-21h, fermé le mardi
Tarifs : 14€ tarif plein , 11€ tarif réduit

Le Centre Pompidou met en avant les années 1980 et leur insoutenable légèreté

Avec des films et des photographies issus de ses collections, le Centre Pompidou propose une traversée des années 1980, décennie contrastée et paradoxale. L’exposition gratuite réunit plus d’une vingtaine d’artistes et une soixantaine d’œuvres dans un parcours inédit.

En France, les années 1980 sont cruciales pour la photographie, en tant qu‘art et patrimoine. En mélangeant les œuvres très connues avec celles qu’il faut redécouvrir, l’exposition nous fait rentrer dans l’esthétique et parfois l’iconographie populaire propres à ce moment.

De Florence Paradeis à Jean-Paul Goude, de Karen Knorr à Présence Panchounette, en passant par Martin Parr et Pierre et Gilles, les œuvres choisies entreprennent pour la plupart la critique de la culture et de la société selon des stratégies variées : ironie, mise en scène réaliste ou fantaisiste, pastiche, détournement du décor, ode à l’artifice…

Les années 80, l’insoutenable légèreté au Centre Pompidou
Du 24 février au 23 mai 2016. Entrée gratuite