Kheiron : à pleurer de rire !

J’aurais dû y aller plus tôt. Après avoir entendu plusieurs personnes me répéter à quel point son spectacle est génial, j’ai enfin été voir Kheiron sur scène pour 1h de rire. Et quel kiffe !

Le garçon est très fort. Tout le spectacle est basé sur des interactions avec le public, qui laissent place à des improvisations totales. Personnellement, j’ai pleuré de rire. Cette heure de rire a été une vraie évasion, un moment de détente vraiment appréciable, même si on a parfois peur d’être parfois interpellé par l’humoriste. Attention, n’y allez que si vous n’êtes pas susceptible et que le second degré est à votre portée, sinon vous allez grincer des dents. Bravo à Kheiron qui a dirigé son spectacle comme un chef !

Pour ma part, j’ai déjà pris mes billets pour retourner le voir. Je suis conquise, à votre tour !

Nouveau spectacle d’Alex Lutz : un homme et son cheval

Alex Lutz a réussi ses dernières années à faire sa place sur les petits et grands écrans avec son humour décalé et ses mises en situation toujours plus étonnantes. J’ai eu l’occasion de découvrir son deuxième spectacle lors de son passage à l’Olympia de Paris fin février.

Je dois dire que j’ai acheté ma place en ayant seulement lu les critiques des médias qui étaient toutes plus positives les unes que les autres. Puis, juste avant de voir le spectacle, j’ai pu lire des critiques de spectateurs et j’ai pris peur : une grande majorité des spectateurs ont trouvé le spectacle long, un artiste éloigné du personnage qu’il s’est créé, un cheval sur scène sans intérêt… bref, rien de bien glorieux.

J’y suis allé pour me faire ma propre idée. Et ce que je peux en dire, c’est que le spectacle est réellement un ovni dans le genre. Je comprends qu’Alex Lutz ne puisse pas convenir à tous les publics et que les avis puissent être aussi divergents. Ce à quoi on ne s’attend pas forcément, c’est que ce spectacle n’est pas seulement un spectacle d’humour, mais c’est aussi du théâtre, avec des mises en scène particulières (notamment la présence d’un magnifique cheval sur scène) et des textes travaillés. Pour ma part, je n’ai pas ri aux éclats, j’ai souri et j’ai parfois été bluffée par Alex Lutz.

Il y a de quoi être déboussolé. Au final, j’ai du mal à dire si j’ai aimé ou pas, mais ce que je peux dire, c’est qu’on en ressort avec l’envie d’en parler, de partager les avis et qu’on y repense encore et encore. A voir, si vous êtes ouvert d’esprit et que vous ne vous attendez pas à un one man show basique, comme on peut en voir des tas en ce moment.

Découvez gratuitement l’univers Marvel de Disneyland Paris au Palais de Tokyo

Avis aux fans des Super-Héros Marvel! Avant leur installation à Disneyland Paris pour cet été, vous pourrez découvrir un avant-goût de l’Eté des Super Héros Marvel à l’occasion d’une exposition gratuite et interactive au Yoyo du Palais de Tokyo le vendredi 23 et le samedi 24 mars 2018.

L’exposition propose des surprises et des ateliers interactifs pour expérimenter les effets spéciaux utilisés, ou encore découvrir les premiers costumes prévus pour le premier grand spectacle Marvel dans un Parc Disney, prévu cet été à Studio Théâtre et intitulé Marvel : l’Alliance des Super Héros. Cette superproduction révolutionnaire sera présentée en avant-première en réalité virtuelle.

L’angoisse du Roi Salomon : un vrai bonheur

J’ai eu la chance il y a quelques jours, d’assister à une représentation de la pièce ‘L’Angoisse du Roi Salomon’ au Théâtre du Petit Saint Martin. Une découverte merveilleuse d’un texte que je ne connaissais pas et d’un grand comédien.

Issu d’un texte de Romain Gary, il s’agit de l’histoire de Jean, chauffeur de taxi à la gueule de voyou qui raconte sa rencontre avec l’élégant Salomon Rubinstein, 84 ans,  » Le Roi Salomon « , figure quasi biblique, qui après avoir fait fortune dans le prêt-à–porter, a décidé de prodiguer ses largesses à  » ceux qui n’y croient plus … « . découvre la solitude du vieux Salomon, et les secrets que cache sa colère volcanique : ses amours mal éteintes avec Cora Lamenaire, une ancienne chanteuse réaliste qu’il a connu avant-guerre.

Il s’agit d’un seul en scène avec le génialissime Bruno Abraham-Kremer, qui joue merveilleusement chacun des personnages avec une énergie bluffante. On reste pendus à ses paroles et à ses faits et gestes. Parfois, on rit. La mise en scène est parfaite et la scène est épurée, nous avons juste ce qu’il faut : un excellent comédien dans l’incarnation parfaite de chacun des personnages et leurs tourmentes.

La pièce joue jusqu’à fin mars, courrez-y ou vous allez le regretter !

Airnadette revient enfin avec un nouveau spectacle

Après 6 ans de tournée et plus de 300 000 spectateurs avec « La Comédie Musiculte », Airnadette est de retour avec son nouveau spectacle « Le Pire Contre-Attaque ».

« Le pire contre-attaque » se moque allègrement du cinéma, de la chanson, de la publicité et de la politique. Dans une mise en scène pleine d’humour, le groupe reprend en playback des répliques, scènes, refrains et extraits de discours.
Des juxtapositions hilarantes et souvent iconoclastes.

Sortez des répliques de cinéma de leur contexte, isolez des morceaux de chanson, repérez des slogans publicitaires, cernez des bribes de discours politiques… Mettez-tout ça dans un chapeau, secouez bien, organisez et servez chaud sur une scène devant un public venu pour rire.

Voilà le principe du spectacle de « Airnadette », un septet d’humoristes plus que dynamique qui surfe sur un humour débridé sans jamais sombrer dans l’ironie vacharde. Que du bonheur !

Le groupe est en tournée dans toute la France et passe par le Trianon de Paris les 16 et 17 mars 2018. A voir !

Plus d’informations

Exposition des Hollandais à Paris, au Petit Palais

Van Gogh, Van Dongen, Mondrian… De la tradition de la peinture de fleurs aux ruptures esthétiques de la modernité, l’exposition, organisée avec le musée Van Gogh d’Amsterdam, met en lumière les riches échanges artistiques, esthétiques et amicaux entre les peintres hollandais et français, du règne de Napoléon à l’orée du XXe siècle.

Le parcours chronologique nous raconte ces liens qui se sont noués entre les artistes hollandais et leurs confères français, les influences, échanges et enrichissements mutuels à travers les figures de neuf peintres hollandais : Gérard van Spaendonck pour la fin du XVIIIe et Ary Scheffer pour la génération romantique ; Jacob Maris, Johan Jongkind et Frederik Kaemmerer pour le milieu du XIXe siècle et enfin, George Breitner, Vincent van Gogh, Kees van Dongen et Piet Mondrian pour la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle. Leurs oeuvres sont présentées aux côtés de celles d’artistes français contemporains comme Géricault, David, Corot, Millet, Boudin, Monet, Cézanne, Signac, Braque, Picasso… afin d’établir des correspondances et comparaisons.

Les Hollandais à Paris, 1789-1914
Petit Palais – Musée des beaux-arts de la Ville de Paris
Du 06 février 2018 au 13 mai 2018

Découvrez la face cachée de Paris lors d’une nouvelle édition !

Durant 72 heures, Paris Face Cachée vous propose des moments uniques dans des endroits atypiques.

Avec environ une centaine d’aventures originales, vous allez devenir des passe-murailles, infiltrer des lieux confidentiels ou pénétrer des endroits habituellement inaccessibles.
Vous êtes curieux ? L’histoire, l’art, la physique, les sciences, l’innovation, la gastronomie, les savoir-faire, les dessous, les dessus, les milieux, tout vous intéresse ? Vous allez être ravis !

Programmation et réservation ici

Merci pour le bruit : beaucoup de bruit pour rien

Je vais vous parler d’une pièce qui ne joue plus aujourd’hui mais que j’ai vu sur ses dernières dates de représentation. Ce n’est finalement pas une mauvaise chose pour toi, lecteur(trice). Il s’agit de la pièce Merci pour le bruit, jouée par 2 comiques dont les noms ne vous seront peut-être pas inconnus : Charlotte Gabris (dont j’avais adoré le one woman show à l’époque) et Vincent Desagnat.

L’histoire telle qu’elle est présentée : Dans un appartement parisien, la fête d’anniversaire de Lisa est sur le point de commencer. La musique joue déjà, le buffet est prêt, le gâteau aussi, mais il manque un détail : les invités.
Son compagnon, avec qui elle s’est fâchée la veille, ne semble pas venir non plus…
Dépitée, elle est loin de se douter que son voisin du dessous va faire basculer la soirée quand il débarque pour se plaindre.

En réalité, il n’y a pas d’histoire. Il s’agit d’un dialogue sans queue ni tête entre deux personnes dont la vie ne fait pas rêver. Et je n’aime pas les pièces sans histoire. De plus, la pièce était très longue (plus d’1h30). Beaucoup de temps perdu pour rien, la pièce aurait dû tenir en une heure, largement.

J’avoue avoir souri à certains moments. Mais j’ai aussi beaucoup été gênée. L’idée de départ était sympa, dommage. La prochaine pièce n’en sera que mieux.

Première grande rétrospective César au Centre Pompidou

Le Centre Pompidou rend hommage à Baldaccini César, dit César, dans La Rétrospective, qui réunit une centaine d’œuvres venues du monde entier, vingt ans après sa disparition.

« Classique, il tentait de l’être en s’approchant des maîtres du passé. Moderne, il l’était en cherchant constamment à innover, voire à militer pour un art en prise directe avec son époque, à la recherche de formes artistiques nouvelles » écrit, dans le catalogue, Bernard Blistène, directeur du Musée national d’art moderne et commissaire de l’exposition.

César a mené trois révolutions. D’abord, ses « compressions » : de la mise à la casse des carcasses de bagnoles détruites, il fait un art. Et on peut citer l’oeuvre la plus connue : les statuettes compressées sont remises chaque année aux stars des Césars, récompenses du cinéma.

Deuxième révolution : les « agrandissements » de pouce, l’empreinte du sien, dans toutes les tailles — de 42 cm à 12 m — et de tous matériaux — résine, nickel, plâtre, bronze —, et le moulage d’un sein, celui d’une danseuse du Crazy Horse. Immense, posé à côté du pouce, il dégage un côté sensuel, infantile, un peu psy. Troisième innovation : les « expansions », à base d’un nouveau matériau industriel, la mousse de polyuréthane.

César, la grande rétrospective au Centre Pompidou
Lieu : Centre Pompidou
Du 12 décembre 2017 au 23 mars 2018
Horaires : 11h-21h, fermé le mardi
Tarifs : 14€ tarif plein , 11€ tarif réduit

Camille Chamoux excelle dans son esprit de contradiction

J’ai eu la chance il y a quelques jours, d’assister à une des dernières représentations de la 2e pièce de Camille Chamoux intitulé ‘L’esprit de contradiction’ dont je n’avais lu que du bien. J’avais déjà loupé son premier spectacle ‘Née sous Giscard’, il fallait donc que je me rattrape.

J’avoue avoir pris un bon quart d’heure avant d’apprécier le spectacle. Le premier thème, celui des moines bouddhistes ne m’a pas vraiment parlé et j’ai eu peur d’être déçue. Cette peur s’est vite envolée. Tout d’abord car j’ai réussi à me trouver de vrais points communs avec Camille Chamoux : cette vie de bobo du 11e arrondissement, THE place to be, qui n’a plus aucun sens et où ses habitants semblent vivre dans un monde qui leur est propre. Ensuite, je m’en suis un peu éloignée lorsqu’elle a abordé le thème des enfants et de sa vie de mère, n’étant pas dans ce cas. Si elle a parfois eu du mal à nous faire rêver sur le sujet, elle a au moins le don de faire rire.

Camille Chamoux est fine, légère, honnête, elle nous ressemble et c’est pour ça qu’on passe un bon moment. Un conseil si vous allez la voir en spectacle : n’arrivez pas en retard, vous serez affichés pendant une partie du spectacle mais toujours avec bienveillance.