Audrey Dana joue les indociles au théâtre

Il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion de voir la pièce Indociles écrit et mis en scène par Murielle Magelan et Audrey Dana. Cette dernière, seule en scène avec une batteuse pour rythmer la pièce, y interprète plusieurs personnages indociles. Un fil rouge, celui de l’histoire d’une jeune fille passionnée par la peinture, en désaccord avec les tempéraments de ses parents, mais qui fera tout pour réaliser son rêve. Largement inspirée par sa propre vie, elle nous fait l’honneur de se dévoiler.

Les personnages sont divers. On rit, on pleure. Au final, Audrey Dana et fait vivre chacun de ces personnages avec brio et excelle dans ce spectacle. On y passe un bon moment. La pièce joue jusqu’à mi-novembre au Théâtre des Mathurins et je vous la recommande. 

La fabrique à Kifs : testée et approuvée !

La fabrique à kifs est une pièce de théâtre participative, qui propose les clés pour s’ouvrir au bonheur. Car en effet, on apprends que 40% de notre capacité à être heureux dépend de nous-même, à nous de mettre en pratique les meilleures astuces pour un quotidien heureux. 

Sur scène, 3 nanas à la pêche d’enfer :  Audrey Akoun, Isabelle Pailleau, Florence Servan-Schreiber, des spécialistes du bonheur qui ont sorti des livres et théories en tous genres sur le sujet.

Tout au long de la soirée, le public est sollicité pour participer, réaliser des exercices de mise en pratique. On sort de là requinqué et avec du baume au cœur, on passe près d’1h30 de kif et ça donne envie de le partager.

Les acolytes sont en tournée en France et je vous suggère de ne pas les louper si vous voulez vous booster, vous passez une très bonne soirée. Testée et approuvée !

Les discours dans une vie : à ne pas louper !

C’est la pièce dont tout le monde parle en ce moment : Les discours dans une vie avec Samuel Le Bihan et Pascal Demolon. Cette pièce est composée de 10 seuls en scène où chacun des comédiens réalisent des discours à différents moment de la vie : à un mariage, à un baptême, à un pot de départ, à un enterrement, à un sacre…

Je vais aller droit au but : la pièce est géniale. Et c’est notamment grâce au génialissime Pascal Demolon qui a hérité des meilleurs textes et qui excelle toujours dans les différents rôles qu’il incarne, qu’il soit drôle ou triste. Les textes sont excellents avec un Laurent Chalumeau au top.

La pièce joue jusqu’au 18 mars au Théâtre de l’Oeuvre et elle est immanquable. Allez-y en famille ou entre amis, la pièce est accessible et sans longueurs.

 

Politiquement Correct : la pièce politique dans l’air du temps

La Pépinière Théâtre a toujours une excellente programmation. J’ai eu un vrai coup de cœur pour la pièce Conversations avec ma mère, j’ai donc également vu Politiquement Correct. Sans parler de l’excellente pièce écrite également par Salomé Lelouch : Le mariage de Mr Weissmann

Le pitch : 23 avril 2017. Coup de tonnerre pour les uns : l’extrême droite est au second tour de l’élection présidentielle. Coup de foudre pour les autres : Mado et Alexandre se sont rencontrés une heure avant les résultats. Ils ont parlé de tout sauf de politique. Mado a toujours voté à gauche. Elle ignore qu’elle vient de tomber amoureuse d’un militant d’extrême droite…

Je suis honnête, j’ai beaucoup moins apprécié cette pièce malgré le sujet complètement d’actualité et la qualité des textes notamment sur certains passages très bien écrits. La scène du restaurant où chacun défend ses idées est LE moment de la pièce. Tous les arguments se tiennent. Pour le reste, j’ai trouvé la comédienne principale un peu trop larmoyante et l’approche parfois trop dramatique. Je me suis parfois ennuyé. Enfin, je ne vous dévoilerai pas la fin, mais je crois que tout le monde dans la salle était assez stupéfait avec un dénouement qui tombe net.

La pièce joue jusqu’à la fin de l’année si vous avez une vocation politique et que vous souhaitez faire une sortie dans ce sens.

[Coup de coeur] Conversation avec ma mère : un formidable échange

J’ai récemment eu la chance de voir la pièce Conversations avec ma mère au Théâtre de la Pépinière. Quelle bonne idée ! C’était un vrai régal : les textes, les comédiens, l’humour qui se mélange à la gravité.

L’histoire : Jaime et sa mère vivent dans deux mondes différents, étrangers l’un à l’autre. Elle se débrouille toute seule dans un appartement prêté par son fils. Lui mène une vie confortable avec sa femme, ses enfants et sa belle-mère (que Mama ne peut pas supporter !) dans une belle villa. Jusqu’au jour où Jaime est licencié…

Mention pour l’interprète féminine de la pièce Jacqueline Bir qui excelle dans son rôle et qui mène le jeu de main de maître.

La pièce est presque trop courte et on redemanderai encore de cette mère charismatique et d’un fils dépassé par une situation dramatique. L’histoire est intemporelle et les échanges mère-fils vous fera sourire et vous rappellera sûrement des souvenirs. Nous étions tous conquis dans la salle.

La pièce joue jusqu’à fin novembre et elle est immanquable. Vous êtes prévenus.

La pièce de théâtre de la rentrée : le chat

Le chat, oeuvre de Georges Simenon, est adapté pour la première fois au théâtre de l’Atelier avec Jean Benguigui et Myriam Boyer. Une pièce tragique où l’on voit un mari et une femme qui ne se parlent plus mais qui ne peuvent vivre éloignés l’un de l’autre.

La pièce nous fait vivre des instants de leur vie commune, par fragments successifs. On y découvre les circonstances de leur rencontre, les débuts de leur vie commune et l’escalade de leurs conflits. La pièce très bien construite nous scotche et on a envie de découvrir comment on en est arrivé là.

Les comédiens sont excellents, vraiment. La pièce, pas trop longue, nous tient en haleine, on sourit parfois, on est mal à l’aise également. Probablement LA pièce de la rentrée, à ne pas louper !

[Coup de cœur] Un amour qui ne finit pas, et on s’en réjouit !

Il y a des théâtre comme le Théâtre Antoine qui ne jouent que des pièces à succès et je suis ravie d’avoir eu la chance de voir Un Amour qui ne finit pas pour l’une de ces 50 représentations exceptionnelles dans ce si beau théâtre. La pièce avait connu des critiques très enjouées et Léa Drucker, l’un des rôles principaux avait même été nominée pour le Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre privé (qu’elle n’a finalement pas reçu et c’est bien dommage).

Pour rappel, l’histoire est celle de Jean qui décide d’aimer à distance une femme avec laquelle il convient de n’entretenir que des rapports épistolaires, pour ne pas vivre une fois de plus un amour sans lendemain. Alors qu’il s’épanouit dans cette relation d’un nouveau genre, excluant toute forme de jalousie et de souffrance, voilà que le mari décide de s’en mêler. Ce triangle amoureux se complique encore d’avantage lorsque la propre femme de Jean entre dans la danse.

Le cadre est posé dans le salon de ces deux couples qui s’entrecroisent. On y voit un amoureux transit joué par l’excellentissime Michel Fau, une femme tyrannique jouée par une Léa Drucker méconnaissable, une femme éprise par deux amours Pascale Arbillot qui est attachante, et un mari jaloux et moqueur joué par Pierre Cassignard. Tous les quatre jouent de façon magistrale.

La pièce est vraiment drôle et les personnages sont bien investis par chacun des comédiens. La pièce dure presque 2h mais on en voudrait presque plus. J’ai passé un moment de grande qualité, et j’ai vu l’une des meilleures pièces de ces derniers mois. Vous pouvez y aller sans le moindre doute. Mais faites vite, la salle est comble et les représentations s’arrêtent le 8 juillet. Vous êtes prévenus.

 

Un Dîner d’Adieu ou comment (ne pas) se débarrasser de ses amis

UDDA-WEBJ’ai récemment eu l’occasion d’aller dans le magnifique théâtre Edouard VII pour assister à l’une des dernières représentations de la pièce ‘Un dîner d’adieu’ à l’affiche alléchante : Guillaume de Tonquédec, Lionel Abelanski et Lysiane Meis.

Le pitch : Pourquoi se rend-on si souvent à des dîners où l’on n’a pas envie d’aller, pour voir des amis qui n’en sont plus vraiment ? Par habitude ? Par gentillesse ? Par lâcheté ?
Grisés à l’idée de faire le ménage dans leurs agendas en faisant le tri parmi leurs vieux amis, Pierre (Lionel Abelanski) et Clotilde Lecoeur (Lysiane Meis) décident d’organiser des dîners d’adieu, forme ultime de divorce amical.
Mais, en choisissant – comme première victime – Antoine Royer (Guillaume de Tonquédec), leur plus vieil ami, Pierre et Clotilde ignorent qu’ils mettent le doigt dans un engrenage infernal.

L’histoire et l’affiche indiquent que l’on va passer un bon moment à rire. En effet, c’est bien le cas, on rit beaucoup. En revanche, je dois le dire, j’ai trouvé la pièce très longue : presque 2h. Antoine Royer réalise la supercherie au bout de 40 minutes de pièce et ensuite, il décide d’en faire baver ses convives. Ca fait beaucoup de temps à pleurnicher.

Il faut dire que les comédiens sont excellents et que j’ai été heureuse de les voir pour la première fois sur scène. Guillaume de Tonquédec m’a parfois fait penser à François Pignon du Diner de con. On reste vraiment dans cette lignée là.

La pièce joue jusqu’au 24 juin. Vous y passerez un bon moment et réfléchirez à la meilleure manière de tirer un trait sur vos amis parasites.

Mazel Tov, tout va mal ! ou comment rire de ses mésaventures, au théâtre

Mazel Tov, tout va mal est une création qui joue au théâtre de l’Essaïon depuis la semaine dernière. J’ai eu l’occasion de la découvrir lors de la première, dans une salle pleine à craquer.

La pièce est un hommage au célèbre écrivain yiddish Cholem Aleikhem dont nous commémorons le centenaire de la disparition en mai 2016. Ce sont 3 pièces courtes en un acte où quatre comédiens talentueux jouent plus de quinze personnages. On y perçoit des références à la culture juive d’Europe de l’Est, bien que j’en aurai voulu encore plus.

Au programme :
Le Bon Conseil – Comment peut-on se faire piéger en acceptant de rendre service ?
Le Collège – De nos jours, comment placer son enfant dans le meilleur collège ?
Un Client à la Page – Que vient réclamer un vieux rabbin chez Girly Hebdo, la revue féminine satirique à la mode ?

J’ai apprécié la pièce qui m’a parfois fait sourire, et la capacité des comédiens à passer d’un personnage à l’autre. L’espace scénique est également très bien utilisé, avec des jeux de lumière et de transparence. On passe un bon moment bien qu’installés dans une salle très inconfortable.
La pièce joue au théâtre de l’Essaïon jusqu’à fin juin, si la curiosité vous en dit.

La guerre des sexes : un moment de gêne sans précédent

Cette semaine, on m’a invitée à voir la ‘pièce’ La Guerre des Sexes au Théâtre des Feux de la Rampe. Une histoire de cul avec deux protagonistes sur scène pour vivre une histoire inexistante mais qui pourrait se résumer ainsi : un couple dont la vie sexuelle bat de l’aile, souhaite faire un effort pour leur soirée d’anniversaire de mariage.

Je n’irai pas par quatre chemins : la ‘pièce’ est -très-  mauvaise. Enfin, c’est assez discutable car dans la salle, nous avions deux types de public : les personnes qui étaient complètement outrées et qui ont quitté la salle en plein milieu du spectacle. Et les gros beaufs qui hurlaient de rire et qui semblaient passer la meilleure soirée de leur vie. Je dirai que la cible de ce spectacle est plutôt orientée vers les grands fans de Tex, Patrick Sébastien, Jean-Marie Bigard ou Franck Dubosc : si la bite et l’humour gras bas de gamme vous font rire, vous rirez aux éclats.

Tout comme pour le comédien sur scène qui ne cessait de rire de ses propres blagues et qui avait parfois même du mal à s’en remettre. Lourdeur sans limite et humour scato sans finesse pendant presque 1h30, c’était trop long. J’ai ressenti une grosse gêne quand nous avons appris à la fin du spectacle qu’il s’agissait de l’auteur de la pièce – gros malaise. Je suis persuadée qu’il devrait se reconvertir en animateur en club de vacances. Dommage pour la comédienne qui n’est pas mauvaise et qu’on imaginerait plutôt dans une pièce de meilleure qualité. Bonne mention tout de même pour leur capacité à échanger avec le public de façon interactive.

Vous trouverez sans aucune difficulté mieux à faire que d’aller voir cette ‘pièce’ mais si la curiosité vous envahit et que vous décidez de vous y rendre, je vous conseille de vous assoir en bout de rangée, pour quitter la salle facilement. Vous êtes prévenus!