[Coup de cœur] Fleurs de Soleil : la pièce de 2020

Juste avant le confinement, j’ai eu la chance d’assister à une représentation de la pièce Fleurs de Soleil, un seul en scène avec Thierry Lhermitte dans un rôle époustouflant. 

L’histoire : Simon Wiesenthal a cherché toute sa vie à comprendre ce qui lui est arrivé, en ce matin ensoleillé de 1942.
Il entend ce jour-là la dernière confession de Karl. Pendant la guerre, celui-ci a assassiné des innocents et il lui demande grâce.
Peut-on pardonner l’impardonnable ?

Thierry Lhermitte donne vie à tous les personnages de cette incroyable histoire, ayant rencontré un succès mondial depuis sa parution en 1969.
Son récit est éclairé par les témoignages de grandes personnalités, qui ont répondu à la question de Simon Wiesenthal : et vous, qu’auriez-vous fait à ma place?

Adaptée de l’ouvrage The Sunflowers vendu à plus de dix millions d’exemplaires dans trente pays, cette pièce est incontournable par sa valeur historique et humaine.

Cette pièce de courte durée est prenante, haletante, bouleversante. Thierry Lhermitte excelle dans son rôle. La pièce reprend après le confinement, ne passez pas à côté de la chance de voir ça ! Je la recommande vivement.

Je pionce donc je suis : la pièce qui fait rêver

Je suis fan de Michaël Hirsch, tout le monde le sais. Ce deuxième spectacle, je l’ai attendu, après le fabuleux « Pourquoi », un premier spectacle extraordinaire où, seul en scène, Michaël se pose de grandes questions sur la vie, avec des jeux de mots qui s’enchaînent pour notre plus grand plaisir.

Cette fois, Michaël Hirsch va encore plus loin. Dans un thème qui me parle beaucoup (dormir, une passion). Il y incarne Isidore Beaupieu dont la vie a basculé après s’être endormi lors du plus gros événement de sa vie. Un chamboulement qui l’a poussé à revoir le monde à sa façon.
C’est l’histoire d’un monde où tout s’accélère, mais où l’urgent ne fait pas le bonheur, où l’on aimerait parfois mettre sa vie entre charentaises. C’est l’histoire d’un monde où l’on a oublié que l’Homme descend du songe.

Incarnant tour à tour plus de vingt personnages, Michaël Hirsch, est doté d’une énergie bluffante et ses interprétations sont parfaites. On reste sur la lancée des jeux de mots et on s’en délecte. Difficile de faire mieux après le succès de « Pourquoi », pourtant, il a fait mieux encore. Vivement la suite!

Si vous ne savez pas quoi faire de vos soirées d’hiver, sortez de votre lit et allez voir « Je pionce donc je suis au Théâtre du Lucernaire », vous ne serez pas déçu.

Jusqu’au 19 janvier 2020 les jeudis, vendredis et samedis à 21h30 – et les dimanches à 19h00 à partir du 15 décembre – Théâtre le Lucernaire

 

 

L’angoisse du Roi Salomon : un vrai bonheur

J’ai eu la chance il y a quelques jours, d’assister à une représentation de la pièce ‘L’Angoisse du Roi Salomon’ au Théâtre du Petit Saint Martin. Une découverte merveilleuse d’un texte que je ne connaissais pas et d’un grand comédien.

Issu d’un texte de Romain Gary, il s’agit de l’histoire de Jean, chauffeur de taxi à la gueule de voyou qui raconte sa rencontre avec l’élégant Salomon Rubinstein, 84 ans,  » Le Roi Salomon « , figure quasi biblique, qui après avoir fait fortune dans le prêt-à–porter, a décidé de prodiguer ses largesses à  » ceux qui n’y croient plus … « . découvre la solitude du vieux Salomon, et les secrets que cache sa colère volcanique : ses amours mal éteintes avec Cora Lamenaire, une ancienne chanteuse réaliste qu’il a connu avant-guerre.

Il s’agit d’un seul en scène avec le génialissime Bruno Abraham-Kremer, qui joue merveilleusement chacun des personnages avec une énergie bluffante. On reste pendus à ses paroles et à ses faits et gestes. Parfois, on rit. La mise en scène est parfaite et la scène est épurée, nous avons juste ce qu’il faut : un excellent comédien dans l’incarnation parfaite de chacun des personnages et leurs tourmentes.

La pièce joue jusqu’à fin mars, courrez-y ou vous allez le regretter !

Merci pour le bruit : beaucoup de bruit pour rien

Je vais vous parler d’une pièce qui ne joue plus aujourd’hui mais que j’ai vu sur ses dernières dates de représentation. Ce n’est finalement pas une mauvaise chose pour toi, lecteur(trice). Il s’agit de la pièce Merci pour le bruit, jouée par 2 comiques dont les noms ne vous seront peut-être pas inconnus : Charlotte Gabris (dont j’avais adoré le one woman show à l’époque) et Vincent Desagnat.

L’histoire telle qu’elle est présentée : Dans un appartement parisien, la fête d’anniversaire de Lisa est sur le point de commencer. La musique joue déjà, le buffet est prêt, le gâteau aussi, mais il manque un détail : les invités.
Son compagnon, avec qui elle s’est fâchée la veille, ne semble pas venir non plus…
Dépitée, elle est loin de se douter que son voisin du dessous va faire basculer la soirée quand il débarque pour se plaindre.

En réalité, il n’y a pas d’histoire. Il s’agit d’un dialogue sans queue ni tête entre deux personnes dont la vie ne fait pas rêver. Et je n’aime pas les pièces sans histoire. De plus, la pièce était très longue (plus d’1h30). Beaucoup de temps perdu pour rien, la pièce aurait dû tenir en une heure, largement.

J’avoue avoir souri à certains moments. Mais j’ai aussi beaucoup été gênée. L’idée de départ était sympa, dommage. La prochaine pièce n’en sera que mieux.

Audrey Dana joue les indociles au théâtre

Il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion de voir la pièce Indociles écrit et mis en scène par Murielle Magelan et Audrey Dana. Cette dernière, seule en scène avec une batteuse pour rythmer la pièce, y interprète plusieurs personnages indociles. Un fil rouge, celui de l’histoire d’une jeune fille passionnée par la peinture, en désaccord avec les tempéraments de ses parents, mais qui fera tout pour réaliser son rêve. Largement inspirée par sa propre vie, elle nous fait l’honneur de se dévoiler.

Les personnages sont divers. On rit, on pleure. Au final, Audrey Dana et fait vivre chacun de ces personnages avec brio et excelle dans ce spectacle. On y passe un bon moment. La pièce joue jusqu’à mi-novembre au Théâtre des Mathurins et je vous la recommande. 

La fabrique à Kifs : testée et approuvée !

La fabrique à kifs est une pièce de théâtre participative, qui propose les clés pour s’ouvrir au bonheur. Car en effet, on apprends que 40% de notre capacité à être heureux dépend de nous-même, à nous de mettre en pratique les meilleures astuces pour un quotidien heureux. 

Sur scène, 3 nanas à la pêche d’enfer :  Audrey Akoun, Isabelle Pailleau, Florence Servan-Schreiber, des spécialistes du bonheur qui ont sorti des livres et théories en tous genres sur le sujet.

Tout au long de la soirée, le public est sollicité pour participer, réaliser des exercices de mise en pratique. On sort de là requinqué et avec du baume au cœur, on passe près d’1h30 de kif et ça donne envie de le partager.

Les acolytes sont en tournée en France et je vous suggère de ne pas les louper si vous voulez vous booster, vous passez une très bonne soirée. Testée et approuvée !

Les discours dans une vie : à ne pas louper !

C’est la pièce dont tout le monde parle en ce moment : Les discours dans une vie avec Samuel Le Bihan et Pascal Demolon. Cette pièce est composée de 10 seuls en scène où chacun des comédiens réalisent des discours à différents moment de la vie : à un mariage, à un baptême, à un pot de départ, à un enterrement, à un sacre…

Je vais aller droit au but : la pièce est géniale. Et c’est notamment grâce au génialissime Pascal Demolon qui a hérité des meilleurs textes et qui excelle toujours dans les différents rôles qu’il incarne, qu’il soit drôle ou triste. Les textes sont excellents avec un Laurent Chalumeau au top.

La pièce joue jusqu’au 18 mars au Théâtre de l’Oeuvre et elle est immanquable. Allez-y en famille ou entre amis, la pièce est accessible et sans longueurs.

 

Politiquement Correct : la pièce politique dans l’air du temps

La Pépinière Théâtre a toujours une excellente programmation. J’ai eu un vrai coup de cœur pour la pièce Conversations avec ma mère, j’ai donc également vu Politiquement Correct. Sans parler de l’excellente pièce écrite également par Salomé Lelouch : Le mariage de Mr Weissmann

Le pitch : 23 avril 2017. Coup de tonnerre pour les uns : l’extrême droite est au second tour de l’élection présidentielle. Coup de foudre pour les autres : Mado et Alexandre se sont rencontrés une heure avant les résultats. Ils ont parlé de tout sauf de politique. Mado a toujours voté à gauche. Elle ignore qu’elle vient de tomber amoureuse d’un militant d’extrême droite…

Je suis honnête, j’ai beaucoup moins apprécié cette pièce malgré le sujet complètement d’actualité et la qualité des textes notamment sur certains passages très bien écrits. La scène du restaurant où chacun défend ses idées est LE moment de la pièce. Tous les arguments se tiennent. Pour le reste, j’ai trouvé la comédienne principale un peu trop larmoyante et l’approche parfois trop dramatique. Je me suis parfois ennuyé. Enfin, je ne vous dévoilerai pas la fin, mais je crois que tout le monde dans la salle était assez stupéfait avec un dénouement qui tombe net.

La pièce joue jusqu’à la fin de l’année si vous avez une vocation politique et que vous souhaitez faire une sortie dans ce sens.

[Coup de coeur] Conversation avec ma mère : un formidable échange

J’ai récemment eu la chance de voir la pièce Conversations avec ma mère au Théâtre de la Pépinière. Quelle bonne idée ! C’était un vrai régal : les textes, les comédiens, l’humour qui se mélange à la gravité.

L’histoire : Jaime et sa mère vivent dans deux mondes différents, étrangers l’un à l’autre. Elle se débrouille toute seule dans un appartement prêté par son fils. Lui mène une vie confortable avec sa femme, ses enfants et sa belle-mère (que Mama ne peut pas supporter !) dans une belle villa. Jusqu’au jour où Jaime est licencié…

Mention pour l’interprète féminine de la pièce Jacqueline Bir qui excelle dans son rôle et qui mène le jeu de main de maître.

La pièce est presque trop courte et on redemanderai encore de cette mère charismatique et d’un fils dépassé par une situation dramatique. L’histoire est intemporelle et les échanges mère-fils vous fera sourire et vous rappellera sûrement des souvenirs. Nous étions tous conquis dans la salle.

La pièce joue jusqu’à fin novembre et elle est immanquable. Vous êtes prévenus.

La pièce de théâtre de la rentrée : le chat

Le chat, oeuvre de Georges Simenon, est adapté pour la première fois au théâtre de l’Atelier avec Jean Benguigui et Myriam Boyer. Une pièce tragique où l’on voit un mari et une femme qui ne se parlent plus mais qui ne peuvent vivre éloignés l’un de l’autre.

La pièce nous fait vivre des instants de leur vie commune, par fragments successifs. On y découvre les circonstances de leur rencontre, les débuts de leur vie commune et l’escalade de leurs conflits. La pièce très bien construite nous scotche et on a envie de découvrir comment on en est arrivé là.

Les comédiens sont excellents, vraiment. La pièce, pas trop longue, nous tient en haleine, on sourit parfois, on est mal à l’aise également. Probablement LA pièce de la rentrée, à ne pas louper !