[Coup de coeur] Paul Mirabel, génialissime !

Si vous n’avez pas encore entendu parler de Paul Mirabel, véritable phénomène et membre du Jamel Comedy Club, il est temps de vous rattraper. Dans tous les cas, vous entendrez très bientôt parler de lui car c’est bien lui la star de l’humour de demain.

Vous trouverez très peu de contenu de l’humoriste en ligne mais il est sur tous les plateaux d’humour de qualité. Je l’ai vu sur des plateaux et j’ai assisté à l’une de ses représentations de son spectacle Bientôt qui joue actuellement au Théâtre du Marais et qui est complet jusqu’à la fin de l’année.

C’est simple, Paul Mirabel est un ovni sur la scène de l’humour. Un personnage fragile, mis en relief par son apparence physique et sa façon de parler. Il nous parle de ses vacances, son diplôme d’école de commerce, son expérience de Paris la nuit, ses goûts musicaux, sa quête d’identité… Autant de sujets dans lesquels on peut se retrouver et rire avec lui.

Un spectacle d’une heure où on ne s’arrête pas de rire et on en voudrai plus. Vous êtes prévenus, il va falloir compter avec lui pour le futur. Ne manquez pas ses prochaines représentations ! Un spectacle pour rire en famille, entre amis, en couple. Bref, pour tous ! Vous passerez un très bon moment, c’est confirmé !

[Coup de cœur] Morgane Cadignan, la révélation

Morgane Cadignan joue actuellement son spectacle au théâtre Le Métropole à Paris. Ayant entendu quelques extraits de ses chroniques dans l’émission La Bande Originale animée par Nagui sur France Inter, je voulais en voir plus. Je n’ai pas été déçue.

Sur scène, Morgane parle de la dictature du bonheur et des faux semblants. Du fait qu’on a été propulsé(e) sans rien demander dans une société qui nous juge et ne nous ressemble pas. 

Un peu plus d’une heure de spectacle où Morgane est simple, humaine, drôle et moi j’ai très envie de devenir sa meilleure amie. Une des rares humoristes à ne pas prôner le féminisme à la limite de l’hystérie. Un spectacle où l’on peut tous s’y retrouver et qui fait beaucoup de bien. Bref, allez-y sans craintes, vous passerez un excellent moment.

J’ai vu le nouveau spectacle de Max Boublil et j’ai été gênée

J’ai eu l’occasion d’assister à la première du nouveau spectacle de Max Boublil. Je n’ai jamais adhéré à ses chansons coquines et je l’ai assez peu vu dans ses films mais, de nature curieuse et comme le personnage semble sympathique, j’ai tenté l’expérience.

Max Boublil raconte sa vie de quarantenaire, papa… et visiblement très frustré sexuellement ! Malheureusement, après une première partie très dynamique et drôle, il se laisse aller à des blagues graveleuses, sans aucune finesse. Des moments de gêne, d’autant plus qu’il rit de ses propres blagues et qu’il est parfois bien le seul. 
Je n’ai pas non plus aimé le côté communautaire qui revient sans cesse mais qui n’est rattaché à rien. Je comprends que l’on se sente plus à l’aise ‘en communauté’ et cela a fait rire ses plus anciens fans, mais ça n’a rien apporté au spectacle et c’était trop facile. Le sexisme est aussi de mise, vous êtes prévenus. Attention à ne pas y aller avec un jeune public (il y avait des enfants dans la salle, ce sont bien ses plus grands fans, mais le spectacle n’est pas pour eux).

[Coup de cœur] Sebastian Marx : le New Yorkais est bien devenu Français

Hier soir ont eu lieu les deux dernières du spectacle de Sebastian Marx : Un news-yorkais à Paris (version française). J’ai eu le plaisir d’y assister alors que je l’avais déjà vu sur la scène du SoGymnase Comedy Club dans la version américaine de son spectacle en 2014. A l’époque déjà, j’avais passé un excellent moment. Depuis, il a bien grandi et s’offre une place magistrale sur la scène des humoristes français.

Hier soir, j’ai beaucoup ri et ça fait beaucoup de bien. Je regrette de ne pas y être retournée plus tôt, il faut dire qu’il joue depuis un moment et qu’il est très présent sur les réseaux sociaux, avec ses vidéos et podcasts. Les occasions n’ont donc pas manqué (si tu as loupé ton tour, ne loupe pas le prochain coche).

Sebastian nous a parlé de sa vie, de son rêve français dans lequel il s’est lancé comme un déglingué, à l’occasion d’une rencontre amoureuse à New York, sa ville natale. Il évoque son installation à Toulouse, ses débuts en France en tant que serveur et son très difficile apprentissage de la langue française. C’est probablement la partie la plus drôle : l’usage des anglicisme, les accents incompréhensibles, les incohérences en orthographe et la complexité de la grammaire française. Puis l’apothéose, la montée à Paris et son obtention de la nationalité française. Mais surtout, j’ai adoré la caricature des parisiens toujours mécontents et adeptes d’un discours qui n’a pas de sens (alors qu’on se comprend finalement très bien avec des ‘bah’ ‘enfin bon’…). Belle joie modérée qui nous est propre. 

Sebastian aime les français et aime Paris plus que tout autre français né ici. Merci pour cet hommage, j’ai hâte de suivre ses prochaines aventures.

Ghost à Mogador : du rire, heureusement !

Ghost, une comédie musicale inspirée du film mythique du même nom, joue actuellement au Théâtre Mogador. J’ai eu l’occasion d’assister à l’une des représentations. Je dois avouer que je n’ai jamais vu le film donc je ne savais pas à quoi m’attendre, et encore moins parce qu’il s’agit d’une adaptation musicale d’un film qui ne comporte ni chant ni danse. 

Bons points : le temps passe vite, et pour quelqu’un comme moi qui s’ennuie rapidement, c’est une qualité. Les décors sont vraiment géniaux et rythment bien le spectacle. On passe facilement des rues de New York à l’appartement du couple, au métro New Yorkais, à la tanière de la diseuse de bonne aventure. Autre bon point : dans ce spectacle, on rit, même si l’histoire est plutôt dramatique. Le rôle originellement tenu par Whoopi Goldberg est ici tenu par l’humoriste Claudia Tagbo qui ‘sauve’ le spectacle. Le rôle semble avoir été créé sur-mesure et elle excelle dans cet exercice nouveau pour elle.

Les bémols concernent principalement les chansons du spectacle dont les textes sont assez médiocres. Heureusement, on passe plus de temps à rire qu’à chanter. Les costumes sont sans intérêt.

Pour finir, je dirai que, même si l’affiche ne fait pas rêver et l’enjeu est de taille, on passe un moment très agréable dans ce beau théâtre. Si vous souhaitez faire une sortie qui change sans grandes attentes, vous pouvez y aller. Ça joue jusqu’en juin 2020, avant que Le Roi Lion ne fasse son grand retour.

Ahmed Sparrow : rodage tranquille avant décollage !

J’ai eu l’opportunité de découvrir Ahmed Sparrow alors qu’il faisait la première partie du rodage du nouveau spectacle de Donel Jacksman au Point Virgule cet été. Il m’a fait beaucoup rire. Je suis donc allée au rodage de son propre spectacle au Sentier des Halles.

Ahmed Sparrow est dynamique, jeune, attachant. Il fait de bonnes interactions avec le public et sait improviser. Il se confie sur sa jeunesse et la particularité de vivre dans une famille de 12 enfants. Il nous dépeint également la différence entre les sports classieux comme le tennis et ceux beaucoup plus populaires et parle de  sa mauvaise expérience de vol de voiture. Il ne s’attaque pas au sujet des relations amoureuses car, il ne s’en cache pas, ce n’est pas un sujet qu’il maîtrise même s’il prône l’amour – oh que oui. Ce sont les membres du public qui servent de cobaye pour cette partie là. Car oui, il y a des sujets qui reviennent toujours. Et je parlerai alors d’un bémol : Ahmed parle beaucoup des différences de religions, de l’inégalité des chances et des clichés propres à certaines communautés. On rit, mais c’est du déjà vu.

En tout, 1h de spectacle dont le rodage semple plutôt bien avancé. Ahmed est à l’aise sur scène, « tranquille » comme le titre de son spectacle. Il est touchant et lui aussi, donne envie de l’avoir parmi ses potes. Pas de doutes, vous entendrez beaucoup parler de lui. N’hésitez pas à aller le voir en rodage tous les samedis soirs au Sentier des Halles, vous passerez un bon moment.

Petit Manu Payet est devenu grand Emmanuel

Manu Payet ne veut plus se faire appeler Manu. Manu, c’est pour les jeunes, ça fait pas sérieux. Aujourd’hui, appelez-le Emmanuel. Celui qui a su quitter ses parents, tout en essayant de les comprendre.

J’ai vu Emmanuel, le dernier spectacle de Manu Payet que j’avais déjà vu en rodage il y a quelques années. Après avoir eu une première partie de folie, avec Bun Hay Mean qui nous a donné un avant-goût de son nouveau spectacle (écrit en 2 mois tout juste), nous avons retrouvé Manu Payet dans un Olympia comble. Décor épuré d’ampoules de lumière, s’improvisant parfois DJ (et très bon danseur), Manu Payet nous a parlé de son enfance et de sa vie de couple. Des engueulades entre amoureux et des soirées entre amis. Aucun doute, on a très envie d’être ami avec Manu Payet. Même si certains sujets aperçus au rodage ont manqué au spectacle (notamment son installation à Place des Vosges et les caricatures du quartier), j’ai ri et je ne me suis pas ennuyée.

Et à la fin, on voulait effectivement partir faire la fête avec le reste des spectateurs et Manu en invité d’honneur.
Il reste quelques dates de tournée en France avant la fin des représentations. Vous pouvez y aller sans crainte, vous aurez près de 2h de rire vous permettant d’échapper au quotidien et à ses contraintes.
Billetterie ouverte.

Monsieur Fraize : digestion très difficile

Hier, j’ai été voir Monsieur Fraize en spectacle à l’Européen. Honnêtement, je ne connaissais pas ce monsieur mais deux collègues m’ont poussé à aller le voir car il s’agissait du ‘meilleur one man show qu’ils ont pu voir’. On m’a quand même prévenue : c’est très spécial et certains spectateurs ont quitté la salle en plein milieu de la représentation. Curieuse, j’ai testé… et je dois avouer que, pour la première fois de ma vie, j’ai quitté la salle avant la fin du spectacle.

Dès les 10 premières minutes, j’ai su que ça allait être dur. Se prenant pour un ‘clown pour adultes’, Monsieur Fraize a fait mine de louper son entrée sur scène et de n’avoir aucun texte, en soufflant dans son micro pour le tester. Les gens dans le public sont hilares, moi je grimace.

Finalement ce monsieur nous explique qu’il est sur scène pour travailler, gagner de l’argent et s’acheter des produits en promotion. On aura un long moment de démonstration d’un catalogue Carrefour, et je me dis que je serai mieux chez moi, dans mon lit. Un premier couple quitte la salle et je me pense que ça sera bientôt mon tour.

J’ai tenu en tout, trois quarts d’heure avant de m’enfuir devant ce spectacle. Au moins, on ne peut pas dire que Monsieur Fraize n’est pas original et qu’il ne prend pas de risques. C’est un ovni. Mais je dois dire que l’humour par le néant ne me plaît pas. J’aime quand ça parle, ça interagit et c’est fin. Je me suis revue, lorsqu’au lycée, j’étais allée voir la pièce En Attendant Godot qui m’avait horripilée, jusqu’à ce qu’on arrive à l’analyse de texte qui faisait sens. J’ai perdu ma soirée mais au moins, j’ai pu me faire un avis.

Monsieur Fraize, ce n’est pas pour moi mais si vous aimez tenter des expériences, allez-y, il joue encore à l’Européen.

[Coup de coeur] Sugar Sammy, maître du stand-up

Sugar Sammy est un humoriste canadien d’origine indienne, adepte du stand-up et qui a déjà fait voyager son spectacle un peu partout dans le monde. Installé depuis quelques temps en France, il était temps que j’aille le découvrir sur scène, après toutes les critiques dithyrambiques entendues à son égard. Je l’ai donc découvert un peu avant Noël, sur ses dernières dates, avant d’apprendre – oh la bonne nouvelle – qu’il sera de retour pour de nouvelles dates en France en 2019.

Il présente un spectacle écrit spécialement pour la France dans la tradition du stand-up américain : un micro, pas de censure ! Il interagit avec le public sans mettre les gens mal à l’aise (évitez tout de même les premiers rangs si vous êtes timides). Il y parle des clichés des parisiens, de la vie de couple, du racisme… Des thèmes, certes déjà vus et revus mais une approche nouvelle, franche, à ne pas voir si vous êtes une âme sensible. Chaque spectacle est unique car il dépend du public et des interactions avec celui-ci.

Pour conclure, je dirai que Sugar Sammy fait partie des meilleurs comiques que j’ai eu la chance de voir sur scène et j’ai ri aux larmes du début à la fin, étant une fan d’humour noir. Il joue à l’Alhambra jusqu’à fin décembre puis sera de retour en avril. Cette fois, vous n’avez pas d’excuse pour le manquer !

Rachid Badouri revient rechargé avec son nouveau spectacle

Rachid Badouri joue actuellement son nouveau spectacle Rechargé au Théâtre Comédia à Paris. J’ai eu la chance de le découvrir sur scène, n’ayant pas vu son premier spectacle. 

S’il y a bien une chose que l’on peut dire concernant Rachid Badouri, c’est qu’il ne manque pas d’énergie. Un vraie pile électrique sur scène. Personnellement, je ne suis pas fan de ces humoristes qui font des mimiques pour faire rire. Courtemanche a fait son temps et moi ça me fatigue plus qu’autre chose. Aujourd’hui je cherche la finesse et surtout, des sujets vrais mais qui n’ont pas été traités par tous les comiques de la scène parisienne, et il y en a. Rachid Badouri parle de sa vie, de ce qu’il s’est passé pendant ces années où il n’était plus sur le devant de la scène : sa vie de couple, ses problèmes de santé, son papa, son nouveau rôle de papa. Et il nous emporte dans une histoire dans laquelle on ne l’attendait pas : son histoire, la perte de sa maman. Et c’est clairement à ce moment là que l’on est ‘rechargé’ par l’humoriste

Sans rentrer dans le pathos ni dans la vulgarité, Rachid Badouri a été acclamé par son public. Un spectacle à voir en famille, en couple ou entre amis. N’ayez pas de doutes, vous serez charmés. Je n’ai pas ri aux larmes mais j’ai fait une belle découverte et j’ai enfin compris qui était ce fameux Canadien d’origine Marocaine.

Il joue au Comedia jusqu’à fin décembre puis en tournée dans plusieurs villes de France. Vous pouvez réserver sans craintes.