Merci pour le bruit : beaucoup de bruit pour rien

Je vais vous parler d’une pièce qui ne joue plus aujourd’hui mais que j’ai vu sur ses dernières dates de représentation. Ce n’est finalement pas une mauvaise chose pour toi, lecteur(trice). Il s’agit de la pièce Merci pour le bruit, jouée par 2 comiques dont les noms ne vous seront peut-être pas inconnus : Charlotte Gabris (dont j’avais adoré le one woman show à l’époque) et Vincent Desagnat.

L’histoire telle qu’elle est présentée : Dans un appartement parisien, la fête d’anniversaire de Lisa est sur le point de commencer. La musique joue déjà, le buffet est prêt, le gâteau aussi, mais il manque un détail : les invités.
Son compagnon, avec qui elle s’est fâchée la veille, ne semble pas venir non plus…
Dépitée, elle est loin de se douter que son voisin du dessous va faire basculer la soirée quand il débarque pour se plaindre.

En réalité, il n’y a pas d’histoire. Il s’agit d’un dialogue sans queue ni tête entre deux personnes dont la vie ne fait pas rêver. Et je n’aime pas les pièces sans histoire. De plus, la pièce était très longue (plus d’1h30). Beaucoup de temps perdu pour rien, la pièce aurait dû tenir en une heure, largement.

J’avoue avoir souri à certains moments. Mais j’ai aussi beaucoup été gênée. L’idée de départ était sympa, dommage. La prochaine pièce n’en sera que mieux.

Camille Chamoux excelle dans son esprit de contradiction

J’ai eu la chance il y a quelques jours, d’assister à une des dernières représentations de la 2e pièce de Camille Chamoux intitulé ‘L’esprit de contradiction’ dont je n’avais lu que du bien. J’avais déjà loupé son premier spectacle ‘Née sous Giscard’, il fallait donc que je me rattrape.

J’avoue avoir pris un bon quart d’heure avant d’apprécier le spectacle. Le premier thème, celui des moines bouddhistes ne m’a pas vraiment parlé et j’ai eu peur d’être déçue. Cette peur s’est vite envolée. Tout d’abord car j’ai réussi à me trouver de vrais points communs avec Camille Chamoux : cette vie de bobo du 11e arrondissement, THE place to be, qui n’a plus aucun sens et où ses habitants semblent vivre dans un monde qui leur est propre. Ensuite, je m’en suis un peu éloignée lorsqu’elle a abordé le thème des enfants et de sa vie de mère, n’étant pas dans ce cas. Si elle a parfois eu du mal à nous faire rêver sur le sujet, elle a au moins le don de faire rire.

Camille Chamoux est fine, légère, honnête, elle nous ressemble et c’est pour ça qu’on passe un bon moment. Un conseil si vous allez la voir en spectacle : n’arrivez pas en retard, vous serez affichés pendant une partie du spectacle mais toujours avec bienveillance.

Giedré est Les Gens dans son nouveau spectacle

Je vous ai sûrement déjà parlé de Giedré, chanteuse aux textes crus et « politiquement incorrect » dont le titre le plus connu est Pisser debout (ça vous parlera peut-être). J’ai eu la chance d’aller la voir sur scène au Zèbre de Belleville pour le tour de chauffe de son nouveau spectacle intitulé ‘les gens’ et qui sera bien sûr accompagné de la sortie d’un album.

Si vous êtes fan de l’artiste, vous ne serez pas déçus, l’artiste est fidèle à elle-même, même si j’aurai aimé voir plus d’anus avec les doigts sur ce spectacle, véritable geste rassembleur et signe de joie. Elle est accompagné d’un musicien aussi timbré qu’elle et le duo marche bien sur scène, même si elle reste ma préférée. 

Giedré dans son spectacle parle donc des gens. Des gentils, des méchants, des vieux, des tordus, des rock stars, des gens comme vous et moi mais avec des vrais problèmes, comme dans Confessions Intimes. Les paroles sont toujours aussi travaillées et géniales, j’ai adoré le spectacle et j’ai beaucoup ri. Giedré nous avait manqué mais elle a promis l’album et la tournante qui va avec. Je vous recommande de la voir sur scène, mais attention, âmes sensibles s’abstenir….

[Live Report] Singin’ in the Rain au Grand Palais

Je vous en avait déjà parlé sur ce blog, le spectacle musical Singin in the Rain a pris place sous la nef du Grand Palais, pendant les travaux d’aménagement du Théâtre du Châtelet. Ce lieu a pris l’habitude de recevoir des événements de grande envergure et de toutes nature : la FIAC, le Cinema Paradiso, une patinoire géante… Aujourd’hui, c’est une comédie musicale incontournable qui prend place et le Grand Palais a été aménagé exprès pour faire vivre une expérience toute particulière. En plus du spectacle, y retrouve des food trucks, expositions, cours de claquettes, shooting photos. De quoi ravir petits et grands.

Parlons du spectacle. Pour être honnête, je n’avais jamais vu le film ni aucun spectacle lié à cette production. C’était donc pour moi une vraie première mais à ce qu’on m’en a dit, le spectacle était parfaitement calé sur le film. J’ai beaucoup apprécié le fait que le spectacle était joué en anglais, c’est bien trop rarement le cas sur Paris (je vous rassure, le spectacle était sous-titré, bien que lisible uniquement par les personnes aux yeux aiguisés). J’ai été éblouie par les costumes. Les robes que portent les femmes du spectacle sont à tomber par terre. Les décors sont simples mais suffisants et il a réellement plu au Grand Palais ce soir là. Les danseurs et comédiens sont au top. L’acoustique était étonnamment bonne vu la configuration du lieu. Un gros bémol tout de même : l’orchestre des musiciens est caché. Quel dommage !

Le final est fabuleux et constitue le meilleur moment du show, les fans apprécieront et je n’en dévoilerai pas plus. Personnellement, j’ai eu une grosse déception qui a gâché la soirée : je sais que la configuration de l’espace était un sacré enjeu mais je n’ai jamais été aussi mal installée pour voir un spectacle. Mal aux fesses, mal au dos, on n’arrêtait pas de se tortiller sur nos sièges et l’espace restreint nous incitait presque à nous asseoir sur les genoux du voisin. Au prix de la place, c’est dommage. Je tenterai le retour au Théâtre du Châtelet quand il sera remis sur pieds !

[Coup de cœur] Ary Abittan, la dose d’humour qui fait du bien !

J’ai récemment eu l’occasion d’assister au dernier spectacle d’Ary Abittan. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, n’ayant pas vu son premier spectacle et n’étant pas vraiment fan des rôles qu’il a joué dans les comédies françaises.

Je vais y aller franchement : j’ai passé un excellent moment. J’ai beaucoup ri, parfois aux larmes. Il m’a fallu un petit moment pour entrer dans le spectacle, car je ne suis pas fan des comiques obligés de grimacer pour faire rire. Ce que j’ai aimé, c’est qu’il nous parle de lui, de sa vie, et qu’on s’y retrouve toujours : ses relations avec sa famille, son divorce, sa quête de l’amour, la famille recomposée… Des relations pas faciles, qu’il arrive à aborder avec légèreté.

Ary est humain, proche de son public, et d’un dynamisme absolu. Je me suis bien reconnue en danseuse solo imitant Beyoncé. Il est en tournée dans toute la France en ce moment et bientôt de passage à Paris, ne le loupez pas !

Audrey Dana joue les indociles au théâtre

Il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion de voir la pièce Indociles écrit et mis en scène par Murielle Magelan et Audrey Dana. Cette dernière, seule en scène avec une batteuse pour rythmer la pièce, y interprète plusieurs personnages indociles. Un fil rouge, celui de l’histoire d’une jeune fille passionnée par la peinture, en désaccord avec les tempéraments de ses parents, mais qui fera tout pour réaliser son rêve. Largement inspirée par sa propre vie, elle nous fait l’honneur de se dévoiler.

Les personnages sont divers. On rit, on pleure. Au final, Audrey Dana et fait vivre chacun de ces personnages avec brio et excelle dans ce spectacle. On y passe un bon moment. La pièce joue jusqu’à mi-novembre au Théâtre des Mathurins et je vous la recommande. 

La fabrique à Kifs : testée et approuvée !

La fabrique à kifs est une pièce de théâtre participative, qui propose les clés pour s’ouvrir au bonheur. Car en effet, on apprends que 40% de notre capacité à être heureux dépend de nous-même, à nous de mettre en pratique les meilleures astuces pour un quotidien heureux. 

Sur scène, 3 nanas à la pêche d’enfer :  Audrey Akoun, Isabelle Pailleau, Florence Servan-Schreiber, des spécialistes du bonheur qui ont sorti des livres et théories en tous genres sur le sujet.

Tout au long de la soirée, le public est sollicité pour participer, réaliser des exercices de mise en pratique. On sort de là requinqué et avec du baume au cœur, on passe près d’1h30 de kif et ça donne envie de le partager.

Les acolytes sont en tournée en France et je vous suggère de ne pas les louper si vous voulez vous booster, vous passez une très bonne soirée. Testée et approuvée !

Les discours dans une vie : à ne pas louper !

C’est la pièce dont tout le monde parle en ce moment : Les discours dans une vie avec Samuel Le Bihan et Pascal Demolon. Cette pièce est composée de 10 seuls en scène où chacun des comédiens réalisent des discours à différents moment de la vie : à un mariage, à un baptême, à un pot de départ, à un enterrement, à un sacre…

Je vais aller droit au but : la pièce est géniale. Et c’est notamment grâce au génialissime Pascal Demolon qui a hérité des meilleurs textes et qui excelle toujours dans les différents rôles qu’il incarne, qu’il soit drôle ou triste. Les textes sont excellents avec un Laurent Chalumeau au top.

La pièce joue jusqu’au 18 mars au Théâtre de l’Oeuvre et elle est immanquable. Allez-y en famille ou entre amis, la pièce est accessible et sans longueurs.

 

Dany Boon, fidèle à lui-même dans son nouveau spectacle

Dany Boon joue dans de mauvais films à succès, mais est également un comique qui a explosé sur scène. Il joue en ce moment à l’Olympia pour fêter ses  25 ans de scène et j’ai eu l’occasion d’y assister.

A part quelques films dans lesquels j’ai pu le voir, je ne connais pas les sketchs de l’humoriste. C’est maintenant chose faite. J’y ai découvert du bon et du moins bon. Au départ, Dany Boon est lui-même et se confie sur sa relation avec sa femme, son physique peu facile et son arrivée à Paris : là il est drôle et j’ai cru que j’allais passer un bon moment. Ensuite ça se gâte. Dany Boon incarne des personnages-chtis et ses mimiques insupportables reprennent le dessus. Personnellement j’ai dû me concentrer pour comprendre ce qu’il disait et ce n’était vraiment pas fameux, voir horripilant. Dommage. 

Parmi les sujets évoqués également : le quotidien d’un mauvais vigile de boîte de nuit, le nouveau nom des Hauts de France, la nouvelle génération qui ne sait plus lire et s’exprimer, ses enfants, les chansons Disney insupportables… Apparemment il a repris d’anciens sketchs également. Bref. Si vous êtes courageux et patients, vous pouvez y aller pour vous faire une idée. Si vous avez un cours de poney, ça sera sûrement tout aussi intéressant.

Manu Payet rode son spectacle : testé et approuvé !

Il y a quelques semaines, j’ai eu le plaisir de voir Manu Payet sur la scène du Flow à Paris pour le rodage de son nouveau spectacle. Il faut dire que son premier spectacle que j’avais vu au Spendid était très drôle et que nous ne l’avons pas vu sur les plaches depuis un moment. Dommage d’ailleurs car je n’ai jamais vraiment compris son attachement pour les rôles de dépressif au cinéma.

Bref, j’étais impatiente et j’ai été récompensée. J’ai passé un très bon moment. Certes, on sent le rodage (bien qu’il ai commencé cette tournée il y a quelques mois déjà), mais ça promet. On a eu droit à presque 2h de spectacle. Manu aborde les thèmes de son déménagement dans le quartier le plus huppé de Paris, ses soirées entre pote versus la vie de couple. Tant de thèmes qui ont certes été vus et revus mais dont on ne se lasse pas et dans lesquels chacun peut se reconnaître. Le tout bien rythmé en musique. Personnellement, le tout m’a fait pensé à la belle époque de Gad Elmaleh et c’est plutôt bon signe.

Manu Payet continue sa tournée de rodage en 2017 en France, toutes les infos sont sur les sites de billetterie. Une belle idée de cadeau de Noël.