Fabrice Eboué n’a plus rien à perdre et il le fait savoir !

Hier, j’ai eu l’occasion d’assister à une représentation du dernier spectacle de Fabrice Eboué sur la scène du Théâtre de la Renaissance. J’avoue n’avoir jamais vu l’un de ses spectacles et je le connais plutôt à travers ses films (le dernier, Coexister m’avait fait mourir de rire) et ses buzz, comme celui du ‘clash’ avec Anne Hidalgo.

Premier spectacle pour moi et pas des moindres, j’ai passé un excellent moment. 1h30 de spectacle où le comique ne tient pas en place et débite des énormités sur notre société : les couples mixtes, les vegans, les complotistes, la politique, et il envoie valser tous les clichés divers et variés de notre société. Attention toutefois : si vous n’êtes pas un adepte de l’humour noir, vous risquez d’être mal à l’aise. Car il n’y va pas de main morte, mais il prévient dès le début du spectacle.

Personnellement, je suis étonnée de savoir que le spectacle a été nommé pour le Molière du meilleur spectacle d’humour, alors qu’on vit dans un monde où tous les sujets sont bons pour s’insurger et dénoncer. Une évolution dans le bon sens ?

Fabrice Eboué joue jusqu’à fin avril au Théâtre de la Renaissance puis partira en tournée en France. Si vous avez besoin d’une soirée de détente et de franche rigolade, et que l’humour noir est votre pêché mignon, allez-y !

Kheiron : à pleurer de rire !

J’aurais dû y aller plus tôt. Après avoir entendu plusieurs personnes me répéter à quel point son spectacle est génial, j’ai enfin été voir Kheiron sur scène pour 1h de rire. Et quel kiffe !

Le garçon est très fort. Tout le spectacle est basé sur des interactions avec le public, qui laissent place à des improvisations totales. Personnellement, j’ai pleuré de rire. Cette heure de rire a été une vraie évasion, un moment de détente vraiment appréciable, même si on a parfois peur d’être parfois interpellé par l’humoriste. Attention, n’y allez que si vous n’êtes pas susceptible et que le second degré est à votre portée, sinon vous allez grincer des dents. Bravo à Kheiron qui a dirigé son spectacle comme un chef !

Pour ma part, j’ai déjà pris mes billets pour retourner le voir. Je suis conquise, à votre tour !

Nouveau spectacle d’Alex Lutz : un homme et son cheval

Alex Lutz a réussi ses dernières années à faire sa place sur les petits et grands écrans avec son humour décalé et ses mises en situation toujours plus étonnantes. J’ai eu l’occasion de découvrir son deuxième spectacle lors de son passage à l’Olympia de Paris fin février.

Je dois dire que j’ai acheté ma place en ayant seulement lu les critiques des médias qui étaient toutes plus positives les unes que les autres. Puis, juste avant de voir le spectacle, j’ai pu lire des critiques de spectateurs et j’ai pris peur : une grande majorité des spectateurs ont trouvé le spectacle long, un artiste éloigné du personnage qu’il s’est créé, un cheval sur scène sans intérêt… bref, rien de bien glorieux.

J’y suis allé pour me faire ma propre idée. Et ce que je peux en dire, c’est que le spectacle est réellement un ovni dans le genre. Je comprends qu’Alex Lutz ne puisse pas convenir à tous les publics et que les avis puissent être aussi divergents. Ce à quoi on ne s’attend pas forcément, c’est que ce spectacle n’est pas seulement un spectacle d’humour, mais c’est aussi du théâtre, avec des mises en scène particulières (notamment la présence d’un magnifique cheval sur scène) et des textes travaillés. Pour ma part, je n’ai pas ri aux éclats, j’ai souri et j’ai parfois été bluffée par Alex Lutz.

Il y a de quoi être déboussolé. Au final, j’ai du mal à dire si j’ai aimé ou pas, mais ce que je peux dire, c’est qu’on en ressort avec l’envie d’en parler, de partager les avis et qu’on y repense encore et encore. A voir, si vous êtes ouvert d’esprit et que vous ne vous attendez pas à un one man show basique, comme on peut en voir des tas en ce moment.

L’angoisse du Roi Salomon : un vrai bonheur

J’ai eu la chance il y a quelques jours, d’assister à une représentation de la pièce ‘L’Angoisse du Roi Salomon’ au Théâtre du Petit Saint Martin. Une découverte merveilleuse d’un texte que je ne connaissais pas et d’un grand comédien.

Issu d’un texte de Romain Gary, il s’agit de l’histoire de Jean, chauffeur de taxi à la gueule de voyou qui raconte sa rencontre avec l’élégant Salomon Rubinstein, 84 ans,  » Le Roi Salomon « , figure quasi biblique, qui après avoir fait fortune dans le prêt-à–porter, a décidé de prodiguer ses largesses à  » ceux qui n’y croient plus … « . découvre la solitude du vieux Salomon, et les secrets que cache sa colère volcanique : ses amours mal éteintes avec Cora Lamenaire, une ancienne chanteuse réaliste qu’il a connu avant-guerre.

Il s’agit d’un seul en scène avec le génialissime Bruno Abraham-Kremer, qui joue merveilleusement chacun des personnages avec une énergie bluffante. On reste pendus à ses paroles et à ses faits et gestes. Parfois, on rit. La mise en scène est parfaite et la scène est épurée, nous avons juste ce qu’il faut : un excellent comédien dans l’incarnation parfaite de chacun des personnages et leurs tourmentes.

La pièce joue jusqu’à fin mars, courrez-y ou vous allez le regretter !

Merci pour le bruit : beaucoup de bruit pour rien

Je vais vous parler d’une pièce qui ne joue plus aujourd’hui mais que j’ai vu sur ses dernières dates de représentation. Ce n’est finalement pas une mauvaise chose pour toi, lecteur(trice). Il s’agit de la pièce Merci pour le bruit, jouée par 2 comiques dont les noms ne vous seront peut-être pas inconnus : Charlotte Gabris (dont j’avais adoré le one woman show à l’époque) et Vincent Desagnat.

L’histoire telle qu’elle est présentée : Dans un appartement parisien, la fête d’anniversaire de Lisa est sur le point de commencer. La musique joue déjà, le buffet est prêt, le gâteau aussi, mais il manque un détail : les invités.
Son compagnon, avec qui elle s’est fâchée la veille, ne semble pas venir non plus…
Dépitée, elle est loin de se douter que son voisin du dessous va faire basculer la soirée quand il débarque pour se plaindre.

En réalité, il n’y a pas d’histoire. Il s’agit d’un dialogue sans queue ni tête entre deux personnes dont la vie ne fait pas rêver. Et je n’aime pas les pièces sans histoire. De plus, la pièce était très longue (plus d’1h30). Beaucoup de temps perdu pour rien, la pièce aurait dû tenir en une heure, largement.

J’avoue avoir souri à certains moments. Mais j’ai aussi beaucoup été gênée. L’idée de départ était sympa, dommage. La prochaine pièce n’en sera que mieux.

Camille Chamoux excelle dans son esprit de contradiction

J’ai eu la chance il y a quelques jours, d’assister à une des dernières représentations de la 2e pièce de Camille Chamoux intitulé ‘L’esprit de contradiction’ dont je n’avais lu que du bien. J’avais déjà loupé son premier spectacle ‘Née sous Giscard’, il fallait donc que je me rattrape.

J’avoue avoir pris un bon quart d’heure avant d’apprécier le spectacle. Le premier thème, celui des moines bouddhistes ne m’a pas vraiment parlé et j’ai eu peur d’être déçue. Cette peur s’est vite envolée. Tout d’abord car j’ai réussi à me trouver de vrais points communs avec Camille Chamoux : cette vie de bobo du 11e arrondissement, THE place to be, qui n’a plus aucun sens et où ses habitants semblent vivre dans un monde qui leur est propre. Ensuite, je m’en suis un peu éloignée lorsqu’elle a abordé le thème des enfants et de sa vie de mère, n’étant pas dans ce cas. Si elle a parfois eu du mal à nous faire rêver sur le sujet, elle a au moins le don de faire rire.

Camille Chamoux est fine, légère, honnête, elle nous ressemble et c’est pour ça qu’on passe un bon moment. Un conseil si vous allez la voir en spectacle : n’arrivez pas en retard, vous serez affichés pendant une partie du spectacle mais toujours avec bienveillance.

Giedré est Les Gens dans son nouveau spectacle

Je vous ai sûrement déjà parlé de Giedré, chanteuse aux textes crus et « politiquement incorrect » dont le titre le plus connu est Pisser debout (ça vous parlera peut-être). J’ai eu la chance d’aller la voir sur scène au Zèbre de Belleville pour le tour de chauffe de son nouveau spectacle intitulé ‘les gens’ et qui sera bien sûr accompagné de la sortie d’un album.

Si vous êtes fan de l’artiste, vous ne serez pas déçus, l’artiste est fidèle à elle-même, même si j’aurai aimé voir plus d’anus avec les doigts sur ce spectacle, véritable geste rassembleur et signe de joie. Elle est accompagné d’un musicien aussi timbré qu’elle et le duo marche bien sur scène, même si elle reste ma préférée. 

Giedré dans son spectacle parle donc des gens. Des gentils, des méchants, des vieux, des tordus, des rock stars, des gens comme vous et moi mais avec des vrais problèmes, comme dans Confessions Intimes. Les paroles sont toujours aussi travaillées et géniales, j’ai adoré le spectacle et j’ai beaucoup ri. Giedré nous avait manqué mais elle a promis l’album et la tournante qui va avec. Je vous recommande de la voir sur scène, mais attention, âmes sensibles s’abstenir….

[Live Report] Singin’ in the Rain au Grand Palais

Je vous en avait déjà parlé sur ce blog, le spectacle musical Singin in the Rain a pris place sous la nef du Grand Palais, pendant les travaux d’aménagement du Théâtre du Châtelet. Ce lieu a pris l’habitude de recevoir des événements de grande envergure et de toutes nature : la FIAC, le Cinema Paradiso, une patinoire géante… Aujourd’hui, c’est une comédie musicale incontournable qui prend place et le Grand Palais a été aménagé exprès pour faire vivre une expérience toute particulière. En plus du spectacle, y retrouve des food trucks, expositions, cours de claquettes, shooting photos. De quoi ravir petits et grands.

Parlons du spectacle. Pour être honnête, je n’avais jamais vu le film ni aucun spectacle lié à cette production. C’était donc pour moi une vraie première mais à ce qu’on m’en a dit, le spectacle était parfaitement calé sur le film. J’ai beaucoup apprécié le fait que le spectacle était joué en anglais, c’est bien trop rarement le cas sur Paris (je vous rassure, le spectacle était sous-titré, bien que lisible uniquement par les personnes aux yeux aiguisés). J’ai été éblouie par les costumes. Les robes que portent les femmes du spectacle sont à tomber par terre. Les décors sont simples mais suffisants et il a réellement plu au Grand Palais ce soir là. Les danseurs et comédiens sont au top. L’acoustique était étonnamment bonne vu la configuration du lieu. Un gros bémol tout de même : l’orchestre des musiciens est caché. Quel dommage !

Le final est fabuleux et constitue le meilleur moment du show, les fans apprécieront et je n’en dévoilerai pas plus. Personnellement, j’ai eu une grosse déception qui a gâché la soirée : je sais que la configuration de l’espace était un sacré enjeu mais je n’ai jamais été aussi mal installée pour voir un spectacle. Mal aux fesses, mal au dos, on n’arrêtait pas de se tortiller sur nos sièges et l’espace restreint nous incitait presque à nous asseoir sur les genoux du voisin. Au prix de la place, c’est dommage. Je tenterai le retour au Théâtre du Châtelet quand il sera remis sur pieds !

[Coup de cœur] Ary Abittan, la dose d’humour qui fait du bien !

J’ai récemment eu l’occasion d’assister au dernier spectacle d’Ary Abittan. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, n’ayant pas vu son premier spectacle et n’étant pas vraiment fan des rôles qu’il a joué dans les comédies françaises.

Je vais y aller franchement : j’ai passé un excellent moment. J’ai beaucoup ri, parfois aux larmes. Il m’a fallu un petit moment pour entrer dans le spectacle, car je ne suis pas fan des comiques obligés de grimacer pour faire rire. Ce que j’ai aimé, c’est qu’il nous parle de lui, de sa vie, et qu’on s’y retrouve toujours : ses relations avec sa famille, son divorce, sa quête de l’amour, la famille recomposée… Des relations pas faciles, qu’il arrive à aborder avec légèreté.

Ary est humain, proche de son public, et d’un dynamisme absolu. Je me suis bien reconnue en danseuse solo imitant Beyoncé. Il est en tournée dans toute la France en ce moment et bientôt de passage à Paris, ne le loupez pas !

Audrey Dana joue les indociles au théâtre

Il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion de voir la pièce Indociles écrit et mis en scène par Murielle Magelan et Audrey Dana. Cette dernière, seule en scène avec une batteuse pour rythmer la pièce, y interprète plusieurs personnages indociles. Un fil rouge, celui de l’histoire d’une jeune fille passionnée par la peinture, en désaccord avec les tempéraments de ses parents, mais qui fera tout pour réaliser son rêve. Largement inspirée par sa propre vie, elle nous fait l’honneur de se dévoiler.

Les personnages sont divers. On rit, on pleure. Au final, Audrey Dana et fait vivre chacun de ces personnages avec brio et excelle dans ce spectacle. On y passe un bon moment. La pièce joue jusqu’à mi-novembre au Théâtre des Mathurins et je vous la recommande.