[Coup de cœur] Ary Abittan, la dose d’humour qui fait du bien !

J’ai récemment eu l’occasion d’assister au dernier spectacle d’Ary Abittan. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, n’ayant pas vu son premier spectacle et n’étant pas vraiment fan des rôles qu’il a joué dans les comédies françaises.

Je vais y aller franchement : j’ai passé un excellent moment. J’ai beaucoup ri, parfois aux larmes. Il m’a fallu un petit moment pour entrer dans le spectacle, car je ne suis pas fan des comiques obligés de grimacer pour faire rire. Ce que j’ai aimé, c’est qu’il nous parle de lui, de sa vie, et qu’on s’y retrouve toujours : ses relations avec sa famille, son divorce, sa quête de l’amour, la famille recomposée… Des relations pas faciles, qu’il arrive à aborder avec légèreté.

Ary est humain, proche de son public, et d’un dynamisme absolu. Je me suis bien reconnue en danseuse solo imitant Beyoncé. Il est en tournée dans toute la France en ce moment et bientôt de passage à Paris, ne le loupez pas !

La fabrique à Kifs : testée et approuvée !

La fabrique à kifs est une pièce de théâtre participative, qui propose les clés pour s’ouvrir au bonheur. Car en effet, on apprends que 40% de notre capacité à être heureux dépend de nous-même, à nous de mettre en pratique les meilleures astuces pour un quotidien heureux. 

Sur scène, 3 nanas à la pêche d’enfer :  Audrey Akoun, Isabelle Pailleau, Florence Servan-Schreiber, des spécialistes du bonheur qui ont sorti des livres et théories en tous genres sur le sujet.

Tout au long de la soirée, le public est sollicité pour participer, réaliser des exercices de mise en pratique. On sort de là requinqué et avec du baume au cœur, on passe près d’1h30 de kif et ça donne envie de le partager.

Les acolytes sont en tournée en France et je vous suggère de ne pas les louper si vous voulez vous booster, vous passez une très bonne soirée. Testée et approuvée !

Les discours dans une vie : à ne pas louper !

C’est la pièce dont tout le monde parle en ce moment : Les discours dans une vie avec Samuel Le Bihan et Pascal Demolon. Cette pièce est composée de 10 seuls en scène où chacun des comédiens réalisent des discours à différents moment de la vie : à un mariage, à un baptême, à un pot de départ, à un enterrement, à un sacre…

Je vais aller droit au but : la pièce est géniale. Et c’est notamment grâce au génialissime Pascal Demolon qui a hérité des meilleurs textes et qui excelle toujours dans les différents rôles qu’il incarne, qu’il soit drôle ou triste. Les textes sont excellents avec un Laurent Chalumeau au top.

La pièce joue jusqu’au 18 mars au Théâtre de l’Oeuvre et elle est immanquable. Allez-y en famille ou entre amis, la pièce est accessible et sans longueurs.

 

[Coup de coeur] Conversation avec ma mère : un formidable échange

J’ai récemment eu la chance de voir la pièce Conversations avec ma mère au Théâtre de la Pépinière. Quelle bonne idée ! C’était un vrai régal : les textes, les comédiens, l’humour qui se mélange à la gravité.

L’histoire : Jaime et sa mère vivent dans deux mondes différents, étrangers l’un à l’autre. Elle se débrouille toute seule dans un appartement prêté par son fils. Lui mène une vie confortable avec sa femme, ses enfants et sa belle-mère (que Mama ne peut pas supporter !) dans une belle villa. Jusqu’au jour où Jaime est licencié…

Mention pour l’interprète féminine de la pièce Jacqueline Bir qui excelle dans son rôle et qui mène le jeu de main de maître.

La pièce est presque trop courte et on redemanderai encore de cette mère charismatique et d’un fils dépassé par une situation dramatique. L’histoire est intemporelle et les échanges mère-fils vous fera sourire et vous rappellera sûrement des souvenirs. Nous étions tous conquis dans la salle.

La pièce joue jusqu’à fin novembre et elle est immanquable. Vous êtes prévenus.

La pièce de théâtre de la rentrée : le chat

Le chat, oeuvre de Georges Simenon, est adapté pour la première fois au théâtre de l’Atelier avec Jean Benguigui et Myriam Boyer. Une pièce tragique où l’on voit un mari et une femme qui ne se parlent plus mais qui ne peuvent vivre éloignés l’un de l’autre.

La pièce nous fait vivre des instants de leur vie commune, par fragments successifs. On y découvre les circonstances de leur rencontre, les débuts de leur vie commune et l’escalade de leurs conflits. La pièce très bien construite nous scotche et on a envie de découvrir comment on en est arrivé là.

Les comédiens sont excellents, vraiment. La pièce, pas trop longue, nous tient en haleine, on sourit parfois, on est mal à l’aise également. Probablement LA pièce de la rentrée, à ne pas louper !

[Coup de cœur] Un amour qui ne finit pas, et on s’en réjouit !

Il y a des théâtre comme le Théâtre Antoine qui ne jouent que des pièces à succès et je suis ravie d’avoir eu la chance de voir Un Amour qui ne finit pas pour l’une de ces 50 représentations exceptionnelles dans ce si beau théâtre. La pièce avait connu des critiques très enjouées et Léa Drucker, l’un des rôles principaux avait même été nominée pour le Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre privé (qu’elle n’a finalement pas reçu et c’est bien dommage).

Pour rappel, l’histoire est celle de Jean qui décide d’aimer à distance une femme avec laquelle il convient de n’entretenir que des rapports épistolaires, pour ne pas vivre une fois de plus un amour sans lendemain. Alors qu’il s’épanouit dans cette relation d’un nouveau genre, excluant toute forme de jalousie et de souffrance, voilà que le mari décide de s’en mêler. Ce triangle amoureux se complique encore d’avantage lorsque la propre femme de Jean entre dans la danse.

Le cadre est posé dans le salon de ces deux couples qui s’entrecroisent. On y voit un amoureux transit joué par l’excellentissime Michel Fau, une femme tyrannique jouée par une Léa Drucker méconnaissable, une femme éprise par deux amours Pascale Arbillot qui est attachante, et un mari jaloux et moqueur joué par Pierre Cassignard. Tous les quatre jouent de façon magistrale.

La pièce est vraiment drôle et les personnages sont bien investis par chacun des comédiens. La pièce dure presque 2h mais on en voudrait presque plus. J’ai passé un moment de grande qualité, et j’ai vu l’une des meilleures pièces de ces derniers mois. Vous pouvez y aller sans le moindre doute. Mais faites vite, la salle est comble et les représentations s’arrêtent le 8 juillet. Vous êtes prévenus.

 

[Coup de cœur] L’être ou pas, pour en finir avec la question juive… au théâtre

L’Être ou pas. Pour en finir avec la question juive. Une pièce de théâtre remarquable où l’on retrouve Pierre Arditi et Daniel Russo dans neuf saynètes truculentes entre deux voisins qui se croisent dans l’escalier. Chaque rencontre est l’occasion pour l’un (Daniel Russo) de questionner l’autre sur ses origines juives (Pierre Arditi). Une pièce tirée d’un texte court de Jean-Claude Grumberg, mise en scène par Charles Tordjman, actuellement au Théâtre Antoine à Paris.

Je vous recommande vivement d’aller voir la pièce, et vite, car la dernière irrévocable aura lieu fin mars. Mais avant cela, renseignez-vous sur le sujet de l’Être ou pas, soyez-sûrs d’être prêt à écouter 1h de débat sur la question juive. Cela vous évitera d’être déçu en trouvant la pièce ‘cul-cul’ ou de rire à l’évocation d’Hitler, comme l’expérience vécue par mes voisins, quand j’ai vu la pièce.

Personnellement, étant très sensible à la question, j’ai adoré cette pièce. Le texte est sobre et efficace et le duo de comédiens marche très bien. La scène est épurée car nous n’avons besoin de rien d’autre que de laisser place à la réflexion. Pendant une courte heure, on rit, on s’offusque, on s’interroge, mais je dirai aussi que j’en voulais plus. Impossible de mettre en scène les 8612 façons de se dire juif, comme définies par un professeur d’Harvard. Mais cette pièce vous fera passer un bon moment et ne vous laissera pas de marbre.

[Coup de cœur] Voyages avec ma tante, une épopée d’une qualité rare !

Il y a quelques mois jouait Voyage avec Ma Tante au théâtre de la Pépinière à Paris. Pièce que j’avais malheureusement ratée car je n’en avais alors sûrement pas compris la grandeur. C’est maintenant faute réparée car j’ai enfin pu découvrir sur scène, nos quatre protagonistes nous embarquant avec eux dans les péripéties d’Henry et de sa tante Augusta à travers le monde, dans des situations toujours plus cocasses.

S’il y a bien une chose à mettre en valeur dans cette pièce, c’est l’époustouflante mise en scène (qui a d’ailleurs remporté un Molière dans cette catégorie l’année dernière). On retrouve sur scène 4 comédiens, jouant 20 personnages avec une sincérité et une facilité déconcertante. On pourrait s’y perdre mais on reste scotché. La pièce est intense mais on sort du théâtre avec le sourire au lèvre, et encore cette belle impression d’avoir passé un très bon moment. Et surtout, avec l’envie de crier à tous de s’y ruer. Ne loupez pas encore une si belle occasion de voir une pièce d’une rare qualité. Vous avez jusqu’au 2 avril 2016.

[Coup de cœur] Le poisson belge : envoûtant

Bon, je vais vous parler d’une pièce extraordinaire pour laquelle les représentations sont malheureusement terminées, mais pour ma défense, j’ai vu cette oeuvre sur le tard. Il s’agit du Poisson Belge, qui jouait au Théâtre de la Pépinière depuis le mois de septembre dernier. Une pièce à la fois drôle et profonde avec deux comédiens de talents sur scène : Géraldine Martineau et Marc Lavoine.

Le pitch : Quand un enfant vous colle et s’invite l’air de rien dans votre intérieur, quand il vous menace de raconter que vous lui faites des choses vers le bas…S’il vous vient l’idée de le virer, quand vous mesurez à quel point l’insolence de cet être vous ressemble et vous répare, difficile de l’expulser. C’est précisément ce qui arrive à Grande monsieur, desséché par la solitude, lorsque Petit fille s’incruste dans son appartement. La gamine en mal de respiration (et accessoirement fascinée par les vers solitaires, femmes-troncs et monstres marins) réclame des soins, de l’attention, dérange un quotidien millimétré et par  » l’innocence  » de ses questions, révèle peu à peu les noeuds que doit résoudre Grande Monsieur : s’affranchir de son enfance, achever des deuils en suspend, reprendre ce qui lui a été violemment retiré. Une confrontation abrasive et résiliente pour deux êtres qui n’en forment peut-être qu’un.

Cette pièce nous fait passer du rire à l’angoisse et de la légèreté aux larmes. C’est profond et pourtant très simple à la fois. Mais surtout, tout le plaisir de la pièce vient de l’interprétation génialissime des comédiens sur scène et tout particulièrement de Géraldine Martineau que j’ai très envie de revoir sur scène.

C’est un peu nul de vous dire de courir voir cette pièce alors qu’elle ne joue plus, et c’est d’ailleurs vraiment nul de ne pas annoncer de prolongation pour le moment, mais je devais vous parler de ce moment de plaisir passé au théâtre. C’est trop rare pour ne pas le mentionner.

Le Roi Arthur entre dans la légende des comédies musicales

Depuis une quinzaine d’année, les comédies musicales ont le vent en poupe en France et ne cessent de fleurir, sur des thèmes divers et variés. Un des gros succès de ces derniers mois est incontestablement La Légende du Roi Arthur, qui joue au Palais des Congrès. J’avais eu l’occasion d’assister aux répétitions du spectacle et, devant la grandeur du show qui s’annonçait, je me devais de voir le résultat final. C’est donc chose faite.

Au programme de cette comédie musicale : D’Excalibur aux Chevaliers de la table ronde, de Merlin l’enchanteur à la quête du Graal, on y suit le destin du plus grand Roi de Bretagne et celui de la Reine Guenièvre, déchirée entre l’amour qu’elle voue à son époux Arthur et la passion qu’elle vit auprès de Lancelot, le chevalier le plus fidèle du Roi. Une nouvelle super-production de Dove Attia, à qui l’on doit notamment Le Roi Soleil, Mozart l’Opéra Rock et 1789, les Amants de la Bastille… Et la participation d’artistes qui ont une certaine renommée tels que Florent Mothe ou Zaho…

Je ne vais pas tourner autour du pot : j’ai adoré ce spectacle. Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde pendant ce show de 2h30. Il faut dire que tous les ingrédients sont réunis pour éblouir le public. Les décors sont prodigieux  et j’ai apprécié les utilisations d’images de synthèses, permettant des effets spéciaux ou des changements de décors au fil de l’histoire. Les costumes sont également très beaux. En ce qui concerne les artistes, ils sont également plein de talents et je dois apporter une mention spéciale à la troupe de danseurs exceptionnelle. Sur scène, il y a beaucoup de monde mais c’est particulièrement appréciable. Les chorégraphies sont parfois bluffantes et l’harmonie de la troupe saute aux yeux.

Enfin, comédie musicale oblige, je dois dire que les chansons sont bien écrites, le genre de chansons qui ne vous lâchent pas et résonnent en boucle dans votre tête. Et je dois même avouer que depuis que j’ai vu le spectacle, j’écoute l’album encore et encore.

Pour conclure, je vous dirait que vous pouvez aller voir ce spectacle les yeux fermés, vous passerez un très bon moment (ou plutôt, gardez les bien ouverts). La troupe joue à Paris au Palais des Congrès (salle très agréable, au passage), jusqu’au 16 janvier, puis un peu partout en France. Vous êtes prévenus!